Ouf… Quelle nuit nous avons passée! Le temps chaud et humide de la journée de dimanche a généré un orage mémorable, épique, déchaîné, particulièrement violent. Je vous raconte.
Pour la toute première fois de la semaine, le ciel s’est couvert en fin de soirée dimanche. Les moustiques sont même sortis plus tôt qu’à l’habitude, nous indiquant ainsi que la pression barométrique était anormalement basse. Vers 3AM, les vents se sont levés. Les éclairs se sont ensuite mis de la partie. D’abord sporadiques puis de plus en plus fréquents. Les vents ont alors gagné en force. En fait, je devrais écrire en FORCE. À partir de 3h25, la pluie s’est mise à tomber. Drue. Abondante. Dégoutante. Pendant une bonne vingtaine de minutes, on pouvait compter au moins un éclair à la seconde, parfois même plus. Je vous laisse imaginer le tonnerre… Un vrai film d’épouvante. Et les vents… Re-ouf! On estime que les vents ont atteint des pointes à 70 km /h, nous faisant douter que les tentes allaient tenir le coup. Fort heureusement, nous avions établi le campement à l’abri des vents dominants car les tentes se sont tour à tour écrasées momentanément sous les bourrasques, les pôles assurant la structure de la tente ne pouvant tenir le coup. On se retrouvait alors avec une toile de nylon dans le visage pour quelques secondes… Vers 4AM, ce véritable chaos météorologique a lentement commencé à s’amenuiser. Une demi-heure plus tard, tout était fini. Pour plusieurs membres du groupe, il s’agissait de l’orage le plus violent qu’ils aient connu. Disons que les jeunes, qui avaient établit leur campement à bonne distance des tentes des adultes, ont grandement apprécié que Mario les rejoignent durant l’orage pour les réconforter…
Puis au petit matin, plus rien. Pour une neuvième journée consécutive (!), nous nous sommes levés sous un ciel bleu baigné de soleil qui nous a permis de faire sécher les tentes et notre matériel avant de partir pour un dernier trajet de kayak. Au terme de ce dernier, notre arrivée à la plage de Kilcoursie fut par ailleurs grandiose. On aurait dit une armada espagnole (ici, vous êtes sensés fredonner le thème principal du film 1492 en lisant cette phrase) ou encore un essaim d’hélicoptères à la Apocalypse Now (entendez-vous les Valkyries?). De fait, les quelques plaisanciers installés à la plage semblaient un brin dépassés par les événements. Il faut dire que dix huit-personnes qui débarquent sur une plage après 8 jours d’expédition, ça crie, ça chante, ça célèbre haut et fort!

Puisque des vents favorables nous ont permis de regagner la terre ferme plus tôt que prévu, nous nous sommes permis une partie de ultimate frisbee dans l’eau. À grands regrets, je dois avouer que les jeunes ont gagné contre les adultes. Mais c’est uniquement parce que nous avions le soleil dans le visage et le vent contre nous. (Non, ne faites pas cet air dubitatif. Je vous jure que c’est vrai.)
En fin d’après-midi, soit après avoir établi notre tout dernier campement et nettoyé notre matériel, nous nous sommes permis un luxe qu’on avait presque oublié : des douches (chaudes) et de l’eau froide (à boire jusqu’à plus soif). Quel bonheur…
La soirée fut quant à elle marquée d’un cercle de fermeture, un passage obligé lors des expéditions de la Fondation. Tous les participants, jeunes comme adultes, devaient trouver un mot qui résumait leur expérience des derniers jours; on devait également expliquer pourquoi ce mot avait été retenu. Vrai. Grandir. Reconnaissant. Travail d’équipe. Force. Énergie. Renaître. Merveille. Audace. Amour. Rayon de soleil. Chance. Puissant. Beaux et belles. Inspiré. Sourires. Le cercle de discussion se révèle toujours un moment très émouvant. Celui-ci n’y fait pas exception.
Demain mardi, les jeunes rejoindront leurs proches. Nous nous permettons de croire que l’expé leur a permis de franchir un autre pas dans leur processus de guérison. D’ailleurs, tel que certains participants l’ont mentionné, si le milieu hospitalier leur a permis de guérir physiquement, ce sera cette aventure en plein air – au cœur d’un milieu parfois inhospitalier – qui leur aura permis de guérir bon nombre de leurs blessures psychologiques.
En terminant, j’aimerais remercier tous les lecteurs qui nous ont suivis durant notre périple; merci tout spécialement à celles et ceux qui ont pris le temps de nous faire parvenir leurs commentaires.
Et à vous, les jeunes qui avez participé à cette expédition et qui lirez ce billet à votre retour, merci de m’avoir accordé le privilège de vous côtoyer et surtout d’échanger avec vous en toute candeur. Vous êtes des combattants. Vous êtes mon inspiration, notre inspiration. Merci.
J-Charles Fortin, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

Tel que prévu, nous avons complété aujourd’hui la circumnavigation de Franklin Island – encore une fois, sous un soleil de plomb! Lentement mais sûrement, nous avons amorcé notre trajet de retour vers le parc Killbear, nous arrêtant à Pancake Island pour le dîner, explorant Bateau Island et les îlots rochers Whale Back puis établissant le campement sur Plaisant Island, bouclant ainsi une fort belle journée d’environ 9 kilomètres. D’ailleurs, si vous avez la chance de lire ce blogue, c’est justement grâce aux propriétaires d’un chalet sur Plaisant Island qui ont bien voulu nous donner un peu d’huile pour notre génératrice qui avait fuit durant le transport…
Plaisant Island, tout comme les autres îles et îlots qui meublent la Baie Georgienne, est constitué de formations rocheuses fascinantes et est entourée d’une eau incroyablement limpide, passant du bleu immaculé au turquoise et du vert émeraude au doré ambré, selon les humeurs du soleil et des fonds marins. Jour après jour, nous sommes ébahis devant la beauté de ce plan d’eau qui nous réserve des surprises pointe après pointe, île après île. Et ce, sans parler des nombreux cormorans, huards, bernaches et autres représentants de la faune ailée qui nous accompagnent quotidiennement.

Ce 17 juillet marque le dix-neuvième anniversaire d’Ashley. La journée a débuté par une série de 17 « Bonne fête Ashley », chaque participant de l’expédition se faisant un devoir de souligner cette journée spéciale. Quelques chansons de circonstances ont également été entonnées et elles se sont même poursuivies avec une superbe interprétation en groupe de « Stand by me ». En soirée, un gâteau et des bougies attendaient une Ashley agréablement surprise.
Notre expé bénéficie également de la présence de Jerry, un jeune d’origine chinoise, qui ne se gêne pas pour partager avec nous sa culture. Grâce à lui, un cri d’équipe propre à notre expédition a été trouvé : Da Jia Hao, qui signifie « Une grosse famille est une bonne chose » en langue mandarine. De fait, nous avons débuté cette expé en tant que groupe. En surmontant les difficultés auxquelles nous devions faire face, nous sommes par la suite devenus une équipe. En découvrant mais surtout en utilisant les forces de chacun, nous avons ensuite formé un équipage. À regarder les liens qui unissent dorénavant les jeunes de notre expé, il ne fait aucun doute que notre statut peut maintenant s’apparenter à celui d’une grande une famille.

Je vous ai menti. Mardi dernier, j’écrivais que nous avions connu une journée de rêve et qu’il serait difficile de faire mieux. Et bien…c’était faux. Ce n’était pas du tout difficile.
J’ai encore peine à croire que les dernières heures que nous venons de vivre sont bel et bien réelles. Que je n’ai pas rêvé. Que je n’ai pas imaginé ce périple. Et pourtant.
Pour une 6e journée consécutive, le soleil s’est fait omniprésent. Les forts vents des derniers jours ont laissé place à une légère brise, véritable caresse sur nos peaux délicieusement brunies par notre constante exposition aux éléments. Hormis quelques vagues surplombant les hauts fonds de la baie Georgienne, l’onde n’était que frise. Toutefois, si le plan d’eau s’est révélé relativement calme, il en a été tout autrement de nos déplacements. Plusieurs guerres ont éclaté au long du parcours : guerre d’arrosage à coups de pagaies, guerre d’arrosage à coups de pompe à eau, courses de kayak, et j’en passe. Nous avons également pris part à une autre activité haute en couleur : des sauts de falaise! Perchés à environ 20 pieds de haut, jeunes et adultes se sont balancés dans le vide pour amerrir dans une eau des plus rafraîchissantes. Je me permettrai également d’ajouter que les jeunes ont fait preuve de plus de bravoure que certains adultes à cet égard…

De plus, si la journée de mardi s’était démarquée par le défi technique, celle d’aujourd’hui l’a été par la magnificence des paysages. Longeant les passages intérieurs rocheux spectaculaires, slalomant entre îles, pointes et presqu’îles dénudées, on se serait presque crus dans un lagon d’une localité tropicale. Du reste, notre souper (entrée de galettes de tapenade suivi de poulet et riz sauvage aux portobellos puis poires au caramel) est une fois de plus agrémenté d’un achigan bien frais, cette fois-ci pêché par Sébastien qui s’est levé de bon matin pour taquiner la faune piscicole.
Pour couronner le tout, nous avons établi campement sur Phoebe Point, l’un des plus beaux sites de camping que j’ai vus de ma vie. Pour de vrai. Et celui qui écrit ça cumule au moins 1000 nuits en camping (j’étais et suis encore guide avant d’être blogueur et photographe…) dont 90% de celles-ci se sont passées sur des sites de camping sauvages du même type que celui-ci. Vraiment, c’est à tomber par terre. Déjà que nous étions très, mais alors là très gâtés par les sites des soirs précédents, celui-ci les supplante à plate couture. On y trouve tout ce qu’on peut chercher : « stationnement » pour kayaks dans une petite anse à l’abri du vent, une petite zone de pins gris en arrière-plan offrant de l’ombre pour se reposer, une grande plate-forme rocheuse en partie ombragée nous servant de cuisine, des tablettes de pierres naturellement sculptée pour y déposer l’équipement collectif, des monticules rocheux hautement panoramiques sur lesquels on établit les tentes, une anse ouverte vers le large qui constitue une véritable piscine naturelle d’une limpidité déconcertante, des formations rocheuses dignes des fantasmes les plus fous de Dali, un marais d’où émane un concert de batraciens de toutes sortes…et ma description ne me semble pas rendre justice à la beauté des lieux ni à l’aspect pratico-pratique de la disposition des éléments naturels.

Et là , à notre droite, le soleil qui se couche dans une eau rosée tandis qu’à notre gauche se lève une lune gonflée de lumière…
La journée du jeudi ayant été plutôt longue, nous avons décidé de laisser nos kayaks de côté en ce vendredi, 5e jour d’expédition.
Ce congé a débuté du bon pied. Tout d’abord un chevreuil est venu nous gracier de sa présence au campement. Mario nous a par la suite pêché un achigan digne de mention, lequel nous a d’ailleurs servi d’accompagnement au souper. Bien qu’ils aient profité d’une grasse matinée, les jeunes paraissent un brin fourbus. Confortablement installés sur les dalles de pierres, ils suivent les consignes de Sébastien qui s’évertue à leur enseigner comment imiter le chant d’un huard.

L’avant-midi a surtout été marqué par une discussion de mi-parcours. Il s’agit d’un élément important des expés de la Fondation. Essentiellement, les jeunes sont amenés à échanger sur leurs impressions, leurs sentiments, sur la manière avec laquelle ils gèrent les craintes qu’ils avaient exprimées au départ ou les objectifs qu’ils s’étaient préalablement fixés. Bien souvent, il s’agit d’un moment touchant. Cette expédition ne sera pas une exception à la règle.
« Je me sens renaître ». « C’est la première fois que je suis capable de vivre le moment présent depuis qu’on m’a annoncé ma maladie». « Je vis un rêve, un rêve que j’ai fait alors que j’étais à l’hôpital ». « Je me rends compte que cette expédition est ce qui me manquait pour marquer une transition en ma maladie et le futur que je veux vivre ». Peu de joues resteront sèches durant ce moment de partage.
L’autre événement marquant de cette chaude et radieuse journée s’est déroulé non pas sur l’eau mais bien dans l’eau de Cullingham Bay, une petite baie de l’Île Franklin au bord de laquelle nous avons élu domicile. Virginie (Gargano, l’une des guides de la Fondation) y a organisé un atelier de récupération en kayak. Les jeunes ont donc été invités tour à tour à dessaler ou chavirer leur kayak afin d’expérimenter différentes techniques leur permettant de remonter à bord de leur embarcation en eau profonde. Quelques cris, beaucoup de rires mais surtout un grand sentiment d’accomplissement en résulteront.
En fin de journée, Jerry, Sébastien, Brennan, Patrick, Robert et Mario reviendront bredouilles d’une grosse heure de pêche. Peu importe, on se permet tout de même de terminer la journée avec un “sex on the beach » tous ensemble en regardant un superbe coucher de soleil. (J’ose pas imaginer ce que ça va donner comme traduction pour le blogue anglo : « Nevertheless, we still allow oursleves to end the day by having sex on the beach all together at sunset. » En té cas…) Parents et amoureux-amoureuses des participants à cette expédition, ne craignez rien! On parle ici du cocktail « sex on the beach » et on parle aussi d’un cocktail sans alcool…

PS “M. le blogueur” se nomme J-Charles Fortin et il est très flatté de vos commentaires! Merci!
Nous avions bon espoir de commencer cette journée par un déjeuner agrémenté de truites fraîches. Mario (Bilodeau, co-fondateur de la Fondation), Sébastien, Jerry et Patrick étaient partis à la pêche de bon matin. Malheureusement pour eux tant que pour nous, nous nous sommes contentés de quinoa aux bleuets sauvages. Pas mal toute de même…
Nous avons par la suite mis le cap sur l’île Calhoun, notre destination pour le lunch. Une fois de plus, nous devions affronter un soleil de plomb et des vents sommes toutes tenaces. Nos efforts ont toutefois été récompensés par l’observation d’un ours noir sur l’île Twin Sisters, une petite île ne faisant que 100 mètres par 500 mètres! L’ursidé en question a probablement nagé d’îlot rocheux en îlot rocheux pour se retrouver sur cette île puisque cette dernière est se trouve à environ 3 kilomètres de la côte.

En tout et pour tout, nous aurons pagayé un bon 14 kilomètres le long du chenal Shebeshekong, en bonne partie avec un vent de face. Nous sommes maintenant de retour sur l’île Franklin mais cette fois-ci sur sa rive ouest. La journée fut longue et pour certains éreintante. Tout le monde était bien content de mettre le pied sur la terre ferme…à 18h! Les jeunes n’en avaient toutefois pas idée puisque nous avons subtilisé leurs montres, téléphones, I-Pod et autres jouets avant le début de l’expé. Nous évoluons au rythme du soleil et de la lune…
Dans la catégorie « potins », Brennan poursuit son apprentissage du français et appris à dire « J’aime Virginie, parfois ». Sébastien a (volontairement) passé la nuit à la belle étoile. Fareed a pratiquement vaincu son appréhension de l’eau. Ashley trouve Sébastien pas mal cute (mais ça, tout le monde s’en doutait…).
En terminant, n’oubliez pas que les photos de notre expé sont disponible sur Flick R.

Bon nombre de chalets bordant la Baie Georgienne sont équipés d’éoliennes. On comprend maintenant pourquoi.
Les vents soufflent sans cesse depuis 2 jours et nous forcent à reconsidérer nos plans. Les jeunes seront-ils en mesure de pagayer la distance prévue? Trouveront-ils l’énergie nécessaire pour surmonter le défi qui s’offre à eux? L’équipe se réunit.
On s’en remet à la mission de la Fondation. On se remémore que ce sont des combattants qui en ont vu d’autres. On se rappelle que l’on souhaite que ces jeunes vivent un défi, qu’ils se dépassent, qu’ils gagnent en fierté, en confiance en soi, qu’ils développent un sentiment d’accomplissement à travers l’expédition. La décision est unanime : nous mettons à l’eau et complèterons le trajet tel que prévu.

Une fois de plus, nous affrontons les vagues. Nous nous permettrons néanmoins de profiter d’une baie orientée est-ouest pour rassembler les bateaux, monter une voile et nous laisser dériver au gré d’Éole pendant quelques minutes. Ce laisser-aller sera toutefois de courte durée. Des vents encore plus forts nous attendaient de l’autre côté la pointe Burrit. Je ne pense pas exagérer en affirmant que les protéines contenues dans les œufs et le bacon du déjeuner ont toutes été brûlées.
Nos efforts seront entre autres récompensés par une excellente crème glacée dégustée à la marina de Dillon, un hameau d’une dizaine de maisons qui s’avère le seul établissement humain que nous verrons de notre voyage. Nous y faisons une pause bien méritée avant de revenir sur la pointe nord de l’île de Franklin, une pointe que l’on pourrait facilement nommer « pointe aux (excellents) bleuets », n’en déplaise aux saguenéens et aux jeannois.
Hormis le vent, nous sommes vraiment choyés côté météo. Et là encore, ce sont ces bourrasques qui nous empêchent littéralement de cuire car le soleil est omniprésent. Des cirrus se sont toutefois pointés en cours de journée et le vent semble tourner. On peut donc s’attendre à une bonne ondée de pluie d’ici à vendredi.

Entre temps, une lune presque pleine jette un éclairage blafard sur notre campement, le ciel s’étant vidé de tous ses nuages. D’abord installés sur une pointe rocheuse, les jeunes se sont par la suite réfugiés des moustiques dans la tente-cuisine. En retrait, je les écoute. Leurs éclats de rire sont rafraichissants. Leur bonheur est contagieux. Même les huards semblent rigoler avec eux…
Nous avions envisagé une nuit venteuse. Et elle le fut. Les tentes ont tenu le coup; les murs ont secoué violemment mais tout est resté en place : tentes, kayaks, bâches et…il s’en est fallu de peu pour que nous aussi restions en place!
De fait, des vents de 15 à 18 nœuds remuaient les eaux de la baie Georgienne au petit matin. On aurait dit qu’un troupeau de mouton gambadait tout autour de notre île tellement le plan d’eau était agité. Que faire? Affronter les flots ou rester un peu plus longtemps sur Pancake Island?
Notre première décision fut d’honorer notre île en préparant un ô combien succulent déjeuner constitué de crêpes Nutella-bananes. De toute façon, s’il nous faut vaincre cette mer instable, mieux vaut faire le plein d’énergie avant de partir. Pendant que les jeunes dégustent, les guides se concertent. Certes, on fait le constat que les vents sont vigoureux mais surtout, ils sont constants et donc prévisibles. Aussi, la visibilité est excellente d’autant plus que le ciel est complètement dénudé de nuages. De plus, la traversée entre Pancake Island et Snug Harbour est relativement courte, environ 1 kilomètre. La décision est prise : on revoit la composition des équipages, question de nous assurer que chaque jeune est jumelé à un adulte dans le bateau, puis on fonce.

Résultats? Une traversée épique! Le kayak de mer à son meilleur! Un vent chaud nous caresse le visage tandis qu’on essuie les éclats d’eau que le lac Huron nous crache à la figure à chaque fois que le nez de l’embarcation s’affaisse sur une vague. On travaille fort pour garder le cap, on pagaie en formation regroupée, on carbure au chocolat. En un rien de temps, la traversée est complétée. Les jeunes sont fiers d’eux. Et nous aussi.
Nous longerons par la suite la côte, admirant les grands pins blancs qui la borde avec majesté. Mais surtout, ce qui nous impressionne, c’est la couleur et la limpidité de l’eau. Un soleil d’or nous révèle des coloris émeraude insoupçonnés. Pour peu, on se croirait dans une mer tropicale. Les plus vieux d’entre nous scrutent l’horizon à la recherche de Brooke Shields sortant de son lagon bleu.
Nous atteignons Franklin Island en milieu d’après-midi. Cette gigantesque île sera le centre de notre circumnavigation des prochains jours. On y monte le campement puis c’est l’heure de la baignade, du frisbee, de la farniente. Pour notre infirmière, c’est aussi le temps d’ouvrir sa clinique : notre psycho-éducateur Robert de même que Richard, un caméraman de TVA qui nous accompagne, « souffrent » tous deux d’ampoules. Bien évidemment, je leur ai promis que je n’en ferais pas mention dans le blogue…
En terminant, je me permet de vous dire de ne pas hésiter à nous laisser des commentaires via le blogue. Pour avoir fait ce travail de blogueur auparavant, je peux vous certifier que les jeunes ADORENT recevoir des commentaires des gens qui les suivent via le blogue. On compte sur vous…

Wow! Mais quelle belle journée! Vraiment.
C’est en ce lundi matin que notre expé s’est véritablement amorcée. Au-revoir Blind Bay, nous te quittons pour mettre à l’eau à partir de la plage de Kilcoursie afin de mettre le cap en direction de Pancake Island, un trajet d’un peu plus de 6 kilomètres.
Toutefois, avant de partir, quelques précautions : discussions sur l’herbe à puce et aussi sur la présence possible mais très peu probable de serpents à sonnettes. En effet la région est habitée par les Mississauga Rattlers, nous informent les garde-parcs. Ces derniers nous affirment également que nos chances sont pratiquement nulles d’en croiser un puisque nous nous situons à l’extrémité nord de leur habitat, qu’il s’agit d’une espèce menacée et rarissime et aussi parce nous séjournerons sur des îles. D’ailleurs, personne n’en a vu jusqu’ici cette année. Bon, si vous le dites, mesdames les garde-parcs… Et toute façon, nous sommes accompagnés de personnel médical compétent!
Dans un mélange de surprise et de soulagement, nous avons réussi à faire entrer notre tout matériel dans nos kayaks. Pis encore, il aurait été possible d’en apporter davantage! Du reste, nos efforts à utiliser chaque centimètre cube disponible pour empaqueter notre équipement sera récompensé : tout d’abord par le passage d’une mère chevreuil accompagnée de ses deux bambins encore tachetés, puis par le saumon fumé qui nous est servi pour dîner.
Nous mettrons finalement à l’eau en début d’après-midi. Un ciel voilé rend l’air légèrement frais, une température parfaite pour pagayer. La Baie Georgienne est calme, les conditions sont i-dé-ales. On avale les kilomètres comme des pros. Les jeunes s’amusent et nous aussi.
Bien calés sur les rochers de notre campement, on les entend discuter. Ils sont heureux. Ils peuvent enfin échanger avec des gens qui comprennent réellement leur vécu. Ils rigolent entre eux en partageant leurs expériences parfois ésotériques, fruits des effets secondaires des traitements qu’ils ont eus. Ils font des constats sur leurs repousses de cheveux, sur les menus d’hôpitaux, sur l’évolution de leurs goûts culinaires en fonction de l’avancement de leur maladie et de leur traitement. Visiblement, ils sont heureux.
Et nous aussi.
À l’heure d’écrire ces lignes (lundi, 22h), le vent se lève et un front nuageux menaçant s’avance vers nous. L’équipe de guides fait le tour des tentes pour s’assurer qu’elles sont solidement arrimées. Ça pourrait fort bien secouer cette nuit…

Étonnant. Ou plutôt impressionnant. C’est le mot qui me vient en tête lorsque je regarde la vitesse avec laquelle le groupe se soude, la manière dont les participants s’ouvrent les uns aux autres, l’esprit de partage qui les anime, la profondeur dont ils font preuve.
La journée a débuté avec un cercle de discussion. Les jeunes étaient invités à nous faire part de leurs craintes mais surtout de leurs objectifs à l’égard de l’expédition. Ainsi, certains souhaitent profiter de cette expédition pour tourner la page sur un épisode pas nécessairement joyeux de leur vie. D’autres veulent saisir l’occasion qui leur est offerte pour enfin échanger avec des jeunes qui comprennent véritablement ce qu’ils ont vécu. Quelques uns sont surtout heureux de faire face à un défi qu’ils ont choisi de surmonter et non pas une calomnie qui leur est imposée. Quand je vous dis qu’ils sont impressionnants…
Une bonne partie de l’avant-midi fut également consacrée à présenter le matériel, à proposer des stratégies de gestion des vêtements, des sacs de couchage, des matelas de sol, à discuter des différentes techniques pour…comment dire?…aller au petit coin adéquatement en pleine forêt et aussi sur l’hygiène et le traitement de l’eau en expédition. Puis, après un délicieux lunch englouti sur les rives de la Baie Georgienne, nous avons assisté au premier championnat mondial de ricochets-de-cailloux-sur-l’eau. Sébastien en est sorti grand gagnant avec un total de 8 bonds.

Nous avons finalement mis les kayaks à l’eau pour une première fois en milieu d’après-midi, question de briser la glace et nous préparer aux 8 prochaines journées. Enfin…« briser la glace » au sens figuré, bien entendu. On a beau se trouver dans le nord de l’Ontario, il ne fait quand même pas si froid! Bien au contraire, l’eau de cette partie du lac Huron est agréablement chaude. La brise qui nous caresse est d’autant plus douce; les paysages sont bucoliques et les sourires des participants – jeunes et adultes - se révèlent généreux.
Nous voilà donc à l’aube de notre grand voyage. Nous profitons une dernière fois des douches et des toilettes du parc Killbear. À partir de lundi matin, c’est la forêt sauvage qui nous abritera une fois le soir venu.

C’est sous un soleil radieux que nous avons pris la route en ce samedi 9 juillet. Notre groupe était presque complet, Patrick Sauvé un participant de Drummondville nous ayant rejoint au petit matin. Nous avons alors mis le cap sur Ottawa où nous attendaient Fareed Ali et Ashley Blackstrom. À notre grand plaisir, nous avons constaté que le groupe se soude rapidement, très rapidement même, et que de nouvelles amitiés prennent forme. Il est vrai que nos participants sont particulièrement loquaces et enjoués!
La route fut d’abord ponctuée de quelques pauses prévues au programme, nous permettant de prendre le lunch, faire le plein d’essence ou encore simplement nous dégourdir les jambes. Toutefois, ce que nous ne savions pas, c’est que nous devrions éventuellement faire un arrêt de près d’une heure trente afin de changer l’un des pneus de la remorque qui avait éclaté sans que nous nous en rendions compte – des remerciements bien sentis doivent d’ailleurs être adressés au conducteur d’une Ford Windstar bleue qui nous a doublé pour nous en faire part. Oui, une heure trente pour changer un pneu…sans outil et avec un cric emprunté à un passant, le nôtre n’étant pas approprié pour le travail. Sans aucun doute, notre aventure a bel et bien pris son envol.
C’est donc après un périple d’une douzaine d’heures sur les routes du Québec et de l’Ontario que nous sommes arrivés au superbe parc Killbear – personnellement, j’avais oublié à quel point les arbres sont garnis et en santé dans ce coin de pays! La bonne compagnie, les brownies au chocolat, l’air climatisé et les films ont tous activement contribué à faire en sorte que cette journée se soit néanmoins déroulée rondement.
À l’entrée du parc, un écriteau nous rappelle que nous ne sommes pas seuls sur ce territoire : gare aux ours dans le parc Killbear! À juste titre, une belle femelle bien en chair nous souhaite la bienvenue quelques kilomètres plus loin, se souciant à peine de notre passage près du conteneur à déchet dans lequel elle cherchait quelques trésors à déguster. Nous dormirons toutefois sur nos deux oreilles, les garde-parcs nous ayant assurés que le secteur où nous avons élu domicile étant plutôt infesté de ratons…
Demain dimanche sera notre journée de pratique de kayak. Les jeunes ont bien hâte de tremper la pagaie à l’eau. Comme l’a (presque) chanté Martine St-Clair en 1984 : « Y’a de la fébrilité dans l’aaaaaaaaiiiiiiiiiiiirr, ce soooiiir. »

Bienvenue dans notre aventure! Nous sommes très heureux de constater que vous avez choisi de vous joindre à nous via le blogue. Nous utiliserons cette plateforme pour vous permettre de suivre les péripéties des participants à l’expédition de kayak de mer de la Fondation. Comme vous le savez peut-être, nous passerons les prochains jours sur la Baie Georgienne, à l’ouest du lac Huron. Pour autant que la technologie nous le permette (on n’est jamais à l’abri des bris, surtout avec des connexions Internet satellitaires à très basses vitesses et un ordinateur portable qui est appelé à valser d’un site de camping sauvage à l’autre…), nous mettrons à jour le blogue sur une base quotidienne. Celui-ci deviendra en quelque sorte notre journal de bord, lequel sera agrémenté de photos. Vous pourrez également consulter un album de photos plus complet sur flickR. Alors donc, sans plus tarder, nous voici…
L’équipe de la Fondation Sur la pointe des pieds a quitté le Saguenay jeudi après-midi à destination de Montréal prenant à bord un premier participant, Sébastien Allaire, fier saguenéen originaire de St-Fulgence. Une matinée mondaine nous attendait ce vendredi dans la métropole. En effet, une conférence de presse avait été organisée afin de souligner le départ de notre expédition en cette année qui marque le quinzième anniversaire de la Fondation. De nombreux médias se sont donc présentés aux abords du canal Lachine afin de rencontrer François Veillet, président de la Fondation, François Dufour, directeur de la Fondation, la comédienne Amélie Grenier, porte-parole de la Fondation, mais surtout Sébastien et Marie-Soleil Monette, une valeureuse participante de Val-David. Ces derniers ont d’ailleurs eu droit à une formation pratique de kayak avec nulle autre que Caroline Brunet, triple médaillée d’or en kayak et dix fois championne du monde, le tout devant une horde de micros et caméras.

En fin d’après-midi, Brennan Curry de Darthmouth en Nouvelle-Écosse, Taylor Robinson de Duchess en Alberta et Jerry Zang de Fredericton au Nouveau-Brunswick affichaient tous leurs plus beaux sourires lorsqu’ils ont été rencontrés à l’aéroport. Samedi matin, trois autres comparses viendront compléter cette belle brochette d’aventuriers.
Quelques centaines de kilomètres séparent Montréal de la Baie Georgienne. Nous devrons donc nous extirper du lit à 5h30 ce samedi matin (ouille…), le rendez-vous ayant été fixé à 6 AM dans le lobby de l’hôtel afin de respecter notre heure de départ qui elle est prévue pour 7 AM. Sans aucun doute, ça commence à être vrai pour de vrai…
Nous faisons un test pour le blogue …
La 11ième édition du Rase-O-Thon Marie-Hélène Côté au profit de la Fondation Sur la pointe de pieds, a été une réussite des plus inattendues cette année.
C’est sous la présidence d’honneur du Dr Guy Parizeault, pédiatre, qu’un montant de 290,000 $ a été amassé, permettant ainsi à des jeunes atteints de cancer de retrouver la confiance en eux par le défi exceptionnel de l’aventure thérapeutique.
Grâce à la générosité et l’implication des 191 rasés, des donateurs et des commanditaires, cet événement de financement a connu un immense succès.
Nous vous remercions tous pour cette journée du 1er mai riche en émotions!
Le comité organisateur et l’équipe de la Fondation Sur la pointe des pieds

Merci à tous pour votre belle générosité!
Grâce à nos 112 courageux rasés, à tous les donateurs, les commanditaires, les bénévoles, l’équipe de coiffeuses et coiffeur ainsi que le comité organisateur, le 10ième anniversaire du Rase-O-Thon Marie-Hélène Côté fut une grande célébration.
Sous la coprésidence d’honneur de M. Réjean Côté, père de Marie-Hélène et cofondateur du Rase-O-Thon et de M. Mario Cantin, directeur régional, Banque Nationale du Canada, Saguenay—Lac-Saint-Jean/Côte-Nord, 170 000$ ont été amassés pour la Fondation Sur la pointe des pieds et permettront à d’autres jeunes atteints de cancer de vivre une aventure inoubliable.
Au nom de la Fondation et de tous les jeunes qui partiront en expédition, MERCI!

EN AVRIL NE TE DÉCOUVRE PAS D’UN FIL
EN MAI… FAIT TOI RASER!!!
La première version du Rase-O-Thon… avec Marie-Hélène et ses amies!
La 10ième édition du Rase-O-Thon Marie-Hélène Côté aura lieu le dimanche 2 mai 2010 à l’aréna de Saint-Bruno à compter de midi, sous la coprésidence d’honneur des M. Réjean Côté, père de Marie-Hélène et cofondateur du Rase-O-Thon et de M. Mario Cantin, directeur régional, Banque Nationale du Canada, Saguenay—Lac-Saint-Jean/Côte-Nord.
À l’image de Marie-Hélène, cette journée sera une grande «fête EN BLANC» innoubliable! TOUT LE MONDE EST INVITÉ À S’HABILLER EN BLANC POUR L’OCCASION!!! Ne manquez pas cet événement !
Une invitation spéciale! Rasés, bénévoles et partenaires des dernières années 2001-2002-2003-2004-2005-2006-2007-2008-2009… 2010!
Depuis la première édition du Rase-O-Thon, plus de 550 personnes ont accepté de se faire raser le coco, posant ainsi un geste de compassion envers toutes les personnes qui doivent se battre contre le cancer et permettant par la même occasion à la Fondation de poursuivre sa mission et d’amener d’autres jeunes en expédition. Le 10ième anniversaire du Rase-O-Thon est aussi pour nous l’occasion de remercier chaleureusement tous les rasés, bénévoles, partenaires ainsi que l’ensemble de la population régionale pour cet appui inconditionnel accordé depuis toutes ces années. Quoi de mieux qu’un 10ième anniversaire pour se réunir et célébrer? Pour se faire, nous invitons toutes les personnes qui se sont impliquées dans cette réussite régionale collective à nous contacter pour nous donner des nouvelles et mettre à jour leurs coordonnées complètes. Enfin nous les invitons également à agir comme ambassadeur de la Fondation en recrutant des têtes pour cette 10ième édition spéciale ou encore en mettant simplement sa tête à prix pour une deuxième fois.
POUR S’INSCRIRE : www.pointedespieds.com

C’est au Village Vacances Val-Cartier que nous passons notre dernière journée d’activités ensemble.
Arrivée sur le site, je réalise que mon corps n’est pas encore réveillé, tout doux.
Pas questions de monter à pieds, y’a des remontes pentes je m’en sers.
Vive les remontes pentes!!
Les deux premières descentes furent assez révélatrices de mon état, surtout la deuxième (on a presque chaviré, tellement, que Karine en a perdu sa tuque) ce qui m’a convaincu de m’installer calmement au soleil et de prendre le temps de passer en revue cette semaine d’expédition…
Au départ, j’étais totalement ouverte, sans attentes.
Je croyais être spectatrice, sans plus.
J’ai pensé que mon regard serait sur les jeunes et c’est face à moi que je me suis retrouvé.
Ce fût une thérapie pour moi aussi. SURPRISE!!
Pendant cette expédition j’ai eu 5, 14, 16, 37 et 67 ans.
J’ai vu maman original et son bébé, des fantômes au sommet d’un monde secret, des villages, des montages et de l’eau apparaître sous mes yeux.
J’ai conduit une motoneige, j’en ai eu peur, je l’ai apprivoisée et puis j’ai eu beaucoup de plaisir.
Mais le plus important, ce sont les nouveaux humains rencontrés et les liens créés.
Intense!!
Ça fait maintenant deux jours que je suis à la maison et que je dois terminer ce blog.
Mon « deadline » arrive à grand pas et je ne trouve pas les mots, encore, pour exprimer toutes ces images dans ma tête et les sentiments qui y sont relier, les odeurs qui me manques et cette nouvelle recherche de la nature au quotidien, sans parler de ces visages qui, même gravés en mon cœur, sont trop loin, déjà .
Un élan de dépassement a été placé en moi de part cette expédition et les humains avec qui j’ai partagé ce moment de vie.

Merci, merci à tout ceux et celles qui ont fait de cette expédition, un moment inoubliable!!!
À bientôt,
AmélieXX
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Dernière journée de motoneiges avant de s’installer pour deux nuits dans un chalet, au Mont St Anne.
Le trajet fût modifié quelques fois aujourd’hui. En raison du beau temps, certaines rivières et chemins sont impraticables mais J-C, Dave et Jean-Guy ont plus d’un tour dans leur sac!!! Encore une bénédiction de les avoirs, youppi!
Un peu d’histoire…
Savez-vous qu’un cratère de plusieurs millions d’années forme la vallée de Charlevoix?
Hé bien oui! C’est ce que nous avons vu, parcouru et vécu aujourd’hui.
110 km à travers ce cratère et 1 km sur l’asphalte pour arriver à contourner une rivière déglacé.
Et c’est, dans ce même cratère, qu’on a eu droit à plusieurs autres majestueux décors.
Pour arriver à ces cadeaux de la nature, nous avons dû faire une monté vers un premier sommet. Nous devions garder le même rythme et une bonne distance entre chacun de nous afin d’éviter les pièges de la piste.
Le courage que j’ai eu pour ce défi, ce sont les jeunes qui me l’ont donné, parce que cette fois, j’ai bien cru ne pas y arriver!!! Mais comme les efforts valent toujours le coup…

Le premier bijou, Notre-Dame des Monts. Cet endroit est apparu d’entre les montagnes. J’ai eu 5ans de nouveau devant le plus beau des villages sous l’arbre de Noël…
Mais cette fois, le village avait le soleil pour éclairage, il était vrai ce village et grandeur nature SVP!!!
Ensuite, ce fût autour du fleuve Saint Laurent de faire son entrée. Les montagnes se sont ouvertes, comme pour laisser le fleuve venir jusqu’à nous. J’aurais voulu que ce moment dure l’éternité.
Jean-Guy, lui, était devant, lançant le bal. C’était la première fois. Comme J-C, son enthousiasme et son dynamisme étaient contagieux. Nous pouvions ressentir la passion qu’il a de faire ce métier. Il nous a conduit jusqu’au stationnement où un autobus nous attendait pour le départ vers le Mont St-Anne.
C’était déjà la fin.
Une très belle finale.
Merci à mes partenaires de motoneiges, merci à nos guides, et merci la nature de nous choyer ainsi.
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La vie en communauté à 22 dans un chalet c’est quelque chose! Une chance qu’Isabelle et sa famille nous avaient préparé un bon déjeuner pour reprendre des forces. Nous sommes tous endoloris et on sent la fatigue nous rattraper. Qu’à cela ne tienne, on continue…
Avec 135 kilomètres à faire, on avait du pain sur la planche! Nous sommes passés par l’Anse Saint-Jean pour aboutir à Saint-Siméon au Camp Arthur Savard, un lieu à voir.
Le parcours me fait me rendre compte à quel point la beauté du Québec est méconnue. Les montagnes autant que les gens que l’on croise sont tout simplement fabuleux. Même si nous sommes toujours en contact avec l’hiver, chaque route, chaque sentier, comme chaque humain est différent mais toujours aussi enrichissant. Nous sommes tous très concentrés, fatigue oblige!

Arrivés au camp en bois rond, nous rêvions tous d’une bonne douche d’eau chaude et d’un lit confortable. Nos prières furent exaucées!!! Gracias!
Marie-Claude et Martin nous ont accueillis comme si nous étions de la royauté, rien de moins! De plus, un chansonnier nous a permis de terminer la soirée en beauté.

Ah! Que le dodo sera bon. Demain déjà la dernière journée de notre aventure sur les motoneiges. Déjà ???
Je dois vous avouer que les liens se sont créés à une vitesse record. Personne ne veut penser à la fin mais des promesses de se revoir se font… C’est à suivre!
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Les belles et douces journées de l’hiver se sont donné rendez-vous cette semaine juste pour nous, je rends grâce! Nous sommes tous très en forme pour cette troisième journée sur nos bolides. Nous avons maintenant l’assurance et la solidité mais J-C nous met en garde, cette confiance peut jouer des tours, il est très important de rester vigilant!
L’itinéraire pour aujourd’hui, 110 km en contournant les Hautes Gorges de la rivière Malbaie. Juste le nom est inspirant, voyons maintenant le reste… Beaucoup de route « hors piste » nous attendait encore. Ceux qui me diront que faire de la motoneige n’est pas un sport, ben j’ai des p’tites nouvelles pour vous autres. Les défis sont grands et les jeunes les relèvent avec aplomb. C’est surprenant de voir à quel point ils se dépassent tous et toutes.

Le décor est encore une fois à couper le souffle. Plus on monte, plus c’est enneigé. Les arbres sont tellement recouverts que quelques uns ont l’air d’animaux! JC nous dit que nous sommes dans un lieu secret! La vallée des fantômes! Pas celle connue des Monts Valin, non, non! Une vallée inconnue celle-là ! Une vraie vallée secrète, chanceux que nous sommes!
On a vraiment les meilleurs guides du monde… Dave et Jean-Guy ont l’air de ballerines sur la neige! Ils s’en vont comme s’ils flottaient avec leur motoneige, tournoyant autour de nous, c’est un vrai spectacle que de les voir. Merci les gars! Nous avons donc dîné en compagnie des fantômes de la Vallée et des ballerines mobiles avant de redescendre.

Une chance que j’avais le meilleur coéquipier pour ce dernier défi de la journée! Gabriel m’a fait une « ride » que je n’oublierai pas de si tôt! Sa main droite étant un peu insensible, il avait de la difficulté avec la pression sur l’accélérateur, j’ai donc eu droit à un tour de manège, comme à La Ronde! J’ai tellement ris que je ne voyais plus la route! Une chance, c’est lui qui conduisait!!! Merci Gab pour ce lift digne d’un vrai taureau mécanique!!!
Le soir venu, c’est la Cabane à sucre d’Isabelle qui nous attendait, en plus d’un bon repas maison. Soupe de Grand-maman, Tourtière et brioches maison… Oui, oui, Brioche maison… Hum, c’était bon!

Quelques compagnons ont fait l’expérience de dormir à la belle étoile. Pas moi, trop poule de luxe pour ça. C’est difficile de se rendre compte que l’on vieillit. Bonne nuit tout le monde.
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Le soleil se lève sur le lac des Neiges pendant qu’on se prépare à partir encore, une image fabuleuse! J’ai le feeling que c’est juste un avant goût! Aujourd’hui, c’est notre trajet « privilège » m’ont dit nos guides, Jean-Guy et Dave. Pour cette escapade, des permissions spéciales nous sont accordées. Quelle chance! Nous avons contourné, par le nord, le Parc des Grands-Jardins pour atteindre la Zec des Martres; un belvédère où on s’est arrêté pour profiter du paysage.

À 360 degré, des montagnes enneigées à perte de vu. Nous en avons fait notre premier moment fort du voyage. Pour ma part, ma sensibilité s’est montrée au grand jour. C’est sur ce belvédère que j’ai versé mes propres larmes. Émue par cette splendeur qui nous entourait, il n’y avait que les larmes pour exprimer mon sentiment intérieur! Ben oui! La porte-parole braille de bonheur!! Il ne faut pas oublier, c’est juste le début!!! Autant j’ai pleuré en haut, autant j’ai ris en descendant. La route était parsemée de bosses, nous avions l’air de faire du ski de bosses mais en motoneige. On se serait crus au Olympique! Je partageais le siège avec Stéphanie qui elle, criait pendant que moi je riais. Deux enfants de cinq ans, ayant un plaisir fou mais qui l’expriment tout à fait différemment, j’adore! Quelle belle équipe nous formons.

Parce que nous étions « hors-piste », on a eu notre lot de « sortie de piste ». Dans la neige folle, inutile de vous dire qu’on s’enfonce vite. Et on apprend vite aussi. On a de l’orgueil quand même! Toute une journée à se déprendre, à s’entraider et à utiliser toutes nos forces.
On a eu droit à des félicitations de notre autre guide, Jean-Charles. Il nous a dit être bien impressionné par notre vitesse d’apprentissage, il est fier de nous Jean-Charles, ce qui a pour effet de nous redonner force et aplomb pour terminer la journée, merci J-C! Le lieu du dodo… Grandiose! Merci Pourvoirie du Lac Moreau!
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